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La Bibliothèque d'étude et du patrimoine de Grenoble s'enrichit !

Découvrez les nouvelles acquisitions patrimoniales à l'Hôtel de Ville de Grenoble, vendredi 5 novembre 2018.


La Bibliothèque d'étude et du patrimoine de Grenoble s'enrichit ! Antiphonaire cartusien, 16e siècle. Bibliothèque municipale de Grenoble.

De nouvelles pièces dans les fonds patrimoniaux grenoblois

La Bibliothèque municipale de Grenoble, qui compte parmi les trois plus riches collections patrimoniales de province, procède régulièrement à des enrichissements des axes forts de ses collections, soit par des achats, soit par des dons. Ces acquisitions sont réalisées principalement auprès de libraires de documents anciens, de particuliers, en salles des ventes. Les achats les plus onéreux trouvent chaque année un écho particulier auprès du Ministère de la Culture qui en assure un subventionnement. Parmi les documents acquis récemment, voici deux des documents précieux qui seront présentés à l'Hôtel de Ville, en salle des mariages, vendredi 5 novembre 2018, de 14h à 15h.


  • Heures à l’usage de Rome. - Paris, chez Thielman Kerver, 1er décembre 1502. 96 f°s. sur vélin (In-8°). Reliure 18e siècle.

La Bibliothèque municipale de Grenoble compte parmi ses collections patrimoniales plus de 620 incunables (ouvrages édités à l’origine de l’imprimerie et jusqu’en 1500) ainsi qu’une dizaine de post-incunables (de 1501 à 1530-1540). Parmi ceux-ci, un exemplaire d’un livre d’Heures à l’usage de Rome, imprimé sur vélin par Thielman Kerver le 22 janvier 1507, orné de gravures sur bois, ayant appartenu au magistrat grenoblois François de Ponnat au 17e siècle. Les livres d’Heures sont des recueils de prières et de psaumes en l’honneur de la Vierge Marie à réciter à certaines heures de la journée, et à destination des laïcs.
La bibliothèque a eu l’opportunité d’acquérir en 2018 auprès d’un particulier une autre édition (chez le même imprimeur) de ce texte, légèrement antérieure (1502), ayant de multiples intérêts :
- présence de différences d’édition entre les deux exemplaires (nombre de folios, emplacement et détails des gravures, emplacement du colophon, etc.) ;
- particularités d’exemplaire le rapprochant de Grenoble et du Dauphiné : ex-libris et mentions manuscrites de membres de la famille Caignart de Saulcy ; cachet de la bibliothèque chrétienne publique et gratuite de Grenoble (« Pharmaca animae »), fondée à Grenoble en février 1818 et cessant d’exister aux alentours de 1830.

  • Lot de dessins originaux sur le Dauphiné (majoritairement)

Les pièces iconographiques relatives au Dauphiné tiennent également une place de choix au sein des fonds patrimoniaux : environ 7 000 estampes, dessins, cartes postales concernant la région, affiches touristiques et publicitaires et 25 000 plaques de verre réalisées au tournant des 19e et 20e siècles par les membres de la Société dauphinoise d'amateurs photographes (SDAP) témoignant en particulier des débuts du tourisme en Dauphiné. Cette collection iconographique est régulièrement enrichie, soit par des dons, soit par des achats : ce fut le cas en 2018 auprès d’un particulier pour un lot de dessins originaux, majoritairement consacrés à des sites dauphinois :
- 5 dessins à la mine de plomb rehaussés de gouache blanche sur des sites dauphinois de Léon Sabatier ( ?-1887), reproduits ensuite par procédé lithographique pour illustrer le volume sur le Dauphiné des célèbres « Voyages pittoresques… » du baron Isidore Taylor (1854) : Tour de Champ (Champ-sur-Drac), Lacs de Laffrey, Château de la Combe de Lancey, Serres, Mont Viso (formats divers) ;
- un lavis à l’encre brune, Embrun, daté de 1839, œuvre probable de Balthazar Hubert de Saint-Didier (1779-1863), peintre de paysages passionné de botanique qui parcourut le Dauphiné (19 x 30 cm) ;
- un dessin à la mine de plomb de 1861, Scierie à La Clusaz, attribué à Eugène Bléry (1805-1886), peintre de paysages qui fit plusieurs voyages en Auvergne et dans le Dauphiné, crayon ayant appartenu au célèbre collectionneur dauphinois Eugène Chaper (1827-1890) dont la bibliothèque détient déjà de nombreuses pièces iconographiques (20,7 x 26,6 cm).
- est jointe également l’épreuve avec corrections typographiques d’une affiche imprimée à Grenoble en 1946, relative à la société des secouristes français, rappelant le rôle fondamental des secouristes en tous lieux et en toutes circonstances, et incitant largement, dans le contexte de réorganisation de l’après-guerre, les jeunes gens à s’inscrire comme secouristes (59,5 x 40,5 cm).


Source : Bibliothèque municipale de Grenoble (lien url).



Pour aller plus loin

Découvrez les collections patrimoniales sur le site de la Bibliothèque municipale de Grenoble (lien url).
Feuilletez les incunables et admirez dessins et estampes sur la bibliothèque numérique : Pagella (lien url)