Le concept

Le Booktube  est un terme qui provient de l'anglais, concentration des termes « book » (livre) et « Youtube » (plateforme de vidéos en ligne). Il désigne une vidéo dont le sujet est dédié à la présentation de livres ou à la critique littéraire.

Lectura Plus vous propose un remix du concept du Booktube version Patrimoine Power !

 

Épisode 2 : La gardienne des clés à la Bibliothèque municipale de Grenoble.

Synopsis

Dans ce second épisode de la saison 3 des Booktubes du patrimoine, Clothilde rencontre l'équipe en charge des fonds patrimoniaux de la Bibliothèque municipale de Grenoble. En suivant la gardienne des clés, elle nous fait découvrir les magasins de conservation, inaccessibles au public, dans lesquels sont conditionnés et stockés les documents patrimoniaux. Dans les bureaux, les agents chargés du marquage, de l'estampillage, du catalogage et du conditionnement réalisent, sous l’œil de la caméra, les gestes précis et minutieux nécessaires à la sauvegarde du patrimoine écrit.

Réalisation

Création originale de Clothilde Chamussy pour la chaîne Passé Sauvage.
La production et la réalisation de cette vidéo ont eu lieu dans le cadre du projet Lectura Plus, financé par les collectivités partenaires, avec le soutien de la DRAC Auvergne-Rhône-Alpes et coordonné par Auvergne-Rhône-Alpes Livre et Lecture.

Tourné en  janvier 2019 à la Bibliothèque municipale de Grenoble.
Tous droits réservés.

La conservation préventive : estampillage, indexation et conditionnement

À la bibliothèque d'étude et du patrimoine de Grenoble, les documents sont rangés sur 4 étages de magasins, soit 23 kilomètres linéaires de rayonnages. Pour éviter les écarts thermiques ou le développement de moisissure, la température y est fixée à 18 degrés environ, et l'hygrométrie à 55 % d'humidité relative. La lumière naturelle y est restreinte au maximum et les documents ne sont pas exposés à un éclairage direct. Certains d'entre eux sont aussi conditionnés en boîtes pour être protégés de la poussière, pour pallier leur fragilité quand ils ne sont pas reliés, ou pour éviter qu'ils ne s'égarent en raison de leur format réduit.
Avant de rejoindre les magasins, les documents sont traités par les agents, afin de les marquer, de les cataloguer et éventuellement de les nettoyer.

L'estampillage :

L’estampillage est la manière la plus ancienne et la plus sûre de marquer un document pour en protéger la propriété. Il s'agit d'apposer une marque, à un endroit bien précis en fonction de la nature du document (manuscrit, estampe, photographie) et de la nature du support.

L'indexation :

L’indexa­tion par un numéro permet ensuite de cataloguer le document. Cette étape cruciale permet de localiser le document dans les magasins et de faciliter son suivi et sa communication au public.

Le conditionnement :

Le conditionnement est une opération destinée à protéger matériellement les documents à l’aide de chemises, de sous-chemises, de boîtes, de papier d’empaquetage, de sangles, de tubes, de pochettes, réalisés dans un matériau neutre. Il permet d'assurer une protection contre la lumière et la poussière et forme un rempart contre les insectes, l’eau et le feu.
Source : Abrégé d’archivistique de l'Association des Archivistes de France.

Le fonds patrimonial de plaques de verre de la Bibliothèque municipale de Grenoble

Le fonds comporte plus de 47000 plaques de verre et constitue une collection exceptionnelle à la bibliothèque municipale de Grenoble. Il rassemble des photographies principalement dauphinoises et alpines, réalisées entre la fin du 19e et le début du 20e siècle. La majeure partie du fonds provient de la dynamique Société dauphinoise d'amateurs photographes, la SDAP.

Regard sur les collections photographiques dauphinoises

Dès sa création, le riche fonds dauphinois conservé à la bibliothèque municipale de Grenoble eut vocation à recueillir tous types de documents relatifs à l’ancienne province de Dauphiné (départements de l’Isère, de la Drôme et des Hautes-Alpes) : imprimés, manuscrits, iconographie, objets.

Réalisés pour la plupart aux balbutiements de la photographie, les clichés y tiennent une place de choix. On trouve des albums aux images sépia dévoilant des vues de Grenoble ou de sa région (anonymes ou réalisées par Muzet ou Léon), ou témoignant des manœuvres des incontournables chasseurs alpins, ainsi que des tirages montés sur cartons légendés représentant divers lieux dauphinois (tels 150 clichés dus à Eugène Charpenay), et des scènes animées (cavalcades, constructions d’ouvrages d’art, etc.). Mais la principale collection est celle de la Société dauphinoise d’amateurs photographes (SDAP, créée en 1890), représentant plus de 25000 plaques de verre (négatifs, positifs, positifs de projection, et quelques autochromes), et remise à la bibliothèque de la Ville de Grenoble en 1941 à la dissolution de l’association.

À la fin du 20e siècle, cette collection a été complétée par le don des héritiers de Samuel Chabert (1868-1924), soit 1300 plaques stéréoscopiques d'excursions autour de Grenoble effectuées par cet universitaire et son ami Recoura. Quant aux 20000 tirages et diapositives du grand géographe alpin Paul Veyret (1912-1988), ils ont aussi rejoint les collections de la bibliothèque municipale de Grenoble après son décès.

La bibliothèque est engagée depuis plusieurs années dans un chantier de conditionnement des collections de plaques de verre pour lequel elle a obtenu une subvention du Ministère de la Culture en 2018.

Aujourd’hui numérisée, la collection de la SDAP est mise en ligne au fur et à mesure de son indexation sur la bibliothèque numérique de Grenoble PaGella (lien url).


Les prises de vues finales de la vidéo de Passé Sauvage ont été tournées dans les salles où était présentée l'exposition Nos mémoires vivent. Organisée par la bibliothèque municipale de Grenoble du 22 novembre 2018 au 30 mars 2019 à la bibliothèque d'étude et du patrimoine, cette exposition présentait le travail de deux photographes, Stéphanie Nelson et Alexis Bérar, qui confrontent leur regard d'artiste sur le fonds patrimonial de plaques de verre de la bibliothèque.


Source : Olivier Tomasini et Marie-Françoise Bois-Delatte, in livret d'exposition Nos mémoires vivent, dialogues de Stéphanie Nelson et Alexis Bérar avec le patrimoine photographique, exposition à la bibliothèque d'étude et du patrimoine de Grenoble du 22 novembre 2018 au 30 mars 2019.

Pour aller plus loin


 

Épisode 1 : Les envahisseuses : numérisez-les toutes ! à la Médiathèque de Tarentaize de Saint-Étienne.

Synopsis

Dans ce premier épisode de la saison 3 des Booktubes du patrimoine, Clothilde rencontre l'équipe de la Cinémathèque, installée au sein de la Médiathèque de Tarentaize de Saint-Étienne. Des réserves climatisées abritant des kilomètres de bobines aux ateliers de numérisation en passant par la salle de projection, elle découvre les riches collections cinématographiques constituées depuis les années 1920. Ces films, conservés sur des supports fragiles, qui envahissent les espaces de conservation sont numérisés afin d'assurer leur sauvegarde et de les rendre accessibles au plus grand nombre.

Réalisation

Création originale de Clothilde Chamussy pour la chaîne Passé Sauvage.
La production et la réalisation de cette vidéo ont eu lieu dans le cadre du projet Lectura Plus, financé par les collectivités partenaires, avec le soutien de la DRAC et coordonné par Auvergne-Rhône-Alpes Livre et Lecture.

Tourné en  décembre 2018 à la Médiathèque de Tarentaize de Saint-Étienne.
Tous droits réservés.

De l'Office du cinéma éducateur à la médiathèque

La Cinémathèque de Saint-Étienne a été créée en 1922 par la ville de Saint-Étienne, l’Inspection académique et le Département de la Loire, à l’époque des Offices du cinéma éducateur.   Son but était de favoriser l’utilisation pédagogique du cinématographe dans le cadre de l’école.  Le fonds initial a été constitué de films instructifs donnés par le Ministère de l’Instruction publique via la Cinémathèque du Musée pédagogique, de films documentaires, principalement issus des collections Pathé, et de films récréatifs, fictions à épisodes, burlesques et films d’animation. L’activité essentielle était le prêt de films aux écoles. Pour assurer les projections, des appareils étaient prêtés ou déposés à l’année dans les établissements scolaires.

Le 26 mai 1926, l’Office achète une caméra 35 mm avec laquelle il réalise son premier film. C’est le début du Ciné-Journal, un ensemble de films dédiés aux événements municipaux et à la vie quotidienne stéphanoise, tournés dans les années 1920 et 1930. 

En 1930, l'Office possède 1014 films, 2100 en 1938. Petit à petit, il fait aussi l'acquisition de films 16 mm et achète des films de vues fixes (10000 titres). L'Office évolue progressivement  d'un service de cinématographie scolaire à celui d'une cinémathèque. En 1971, elle prend le nom de Cinémathèque municipale de Saint-Étienne et en 1993 elle intègre le bâtiment de la médiathèque de Tarentaize.

Source : De l’Office du cinéma éducateur à la médiathèque par Gérard Vial (lien URL)

L'accès aux collections par la numérisation

La Cinémathèque a vocation à sauvegarder le patrimoine cinématographique en collectant, cataloguant et conservant les films. Les collections, aujourd'hui constituées de plus de 4000 bobines (surtout des documentaires en 16 et 35 mm), plus de 2000 livres, revues et affiches, se sont enrichies grâce à une politique d'achat et, à partir de 1981, grâce aux dépôts de films.
La Cinémathèque assure une mission de diffusion à travers la programmation d'un cycle de
conférences-projections consacrées à l'histoire du cinéma, d'un cycle de films régionaux, de rencontres avec des cinéastes, de projections débats et de films pour le jeune public. Afin de former les publics à l'image animée, le service d'animation effectue également un travail pédagogique auprès de tous les publics.
Depuis les années 1990, la numérisation des collections est au cœur des enjeux de la conservation patrimoniale. Afin de préserver le patrimoine cinématographique et pour le rendre accessible au plus grand nombre, la cinémathèque s'est dotée en 2015 de matériel de numérisation afin de digitaliser ses collections. Les films restaurés et numérisés seront proposés en accès libre sur un site dédié dont la mise en ligne est programmée en 2019.

Pour aller plus loin

  • Découvrez le reportage Secret de bobines ! La cinémathèque de Saint-Étienne, un patrimoine exceptionnel d'archives régionales réalisé par Télévision Loire 7, diffusé en avril 2018 et accessible en replay : Secret de bobines ! (lien URL)

 

La saison 3

Une création de Passé Sauvage

Passé Sauvage est une chaîne de vulgarisation scientifique créée en 2016 par Clothilde Chamussy sur Youtube. Les vidéos traitent principalement d’archéologie, d’anthropologie et d’histoire. Pour Lectura Plus l'archéologue va effectuer des fouilles au côté des professionnels des bibliothèques, afin de vous faire découvrir le chemin méconnu d'un document devenu patrimonial, de son acquisition à sa valorisation.

Les secrets des métiers du patrimoine écrit enfin dévoilés !

Découvrez l'envers du décor dans cette saison 3. Clothilde Chamussy vous emmène dans les coulisses des bibliothèques publiques d'Annecy, Bourg-en-Bresse, Chambéry, Clermont-Ferrand, Grenoble, Lyon, Roanne, Saint-Étienne et Valence. Elle vous initiera à la numérisation, au conditionnement, au déplacement des collections, à l’acquisition d'un document patrimonial, etc. À l'occasion des tournages, elle a pu rencontrer et interviewer les bibliothécaires qui font vivre les précieux fonds de la région. À l'issue de cette saison, la vie d'un document patrimonial et les gestes des professionnels qui en prennent soin n'auront (presque) plus de secrets pour vous.

Un feuilleton avec un épisode à découvrir chaque mois !
Bannière de la chaîne Youtube Passé Sauvage.<br>
Bannière de la chaîne Youtube Passé Sauvage.